mardi 22 novembre 2011

Volontariat...bénévolat...des cacahuètes?

Les volontaires, jusqu’il y a peu appelés les bénévoles, représentent 1.500.000 personnes en Belgique et près de 700.000 dans la Fédération Wallonie-Bruxelles -  Communauté française de Belgique dans des secteurs aussi variés que le social, la culture, l’éducation, le sport, la jeunesse, les loisirs, l’art, l’environnement …
Cela représente une plus-value considérable pour notre société à travers des valeurs fondamentales telles que la solidarité, la participation à la vie collective, la volonté d’entreprendre, de s’engager…!
Ces divers modes de participation à la vie collective, à l’intérêt général et au développement de notre société, quelle qu’en soit l’échelle et à commencer par les quartiers, méritent incontestablement d’être valorisés, mieux valorisés, plus largement valorisés ! Non pas en termes de concurrence avec le travail rémunéré et l’activité dite professionnelle, mais bien en complément nécessaire.  Et cette valorisation doit dépasser le discours convenu…
Et de ce point de vue, les responsables politiques ont un rôle essentiel à jouer à tous les niveaux de pouvoir, et à commencer par l’échelon local !
Institutionnellement, organiser de réels partenariats entre les responsables politiques et le secteur associatif au sens large est aujourd’hui devenu plus que jamais un des défis majeurs de notre société démocratique.  Et ceci selon le principe dit « de subsidiarité », un principe qui peut être traduit très simplement par la volonté de faire exercer à l’endroit le plus adéquat, par les personnes les plus adéquates, les actions nécessaires au développement de l’intérêt général et à l’action publique.
Dans un certain nombre de secteurs l’action associative remplit des missions d’intérêt public, souvent de façon efficace parce que directement ancrée dans la vie quotidienne des citoyens concernés, qu’ils soient acteurs ou bénéficiaires. 
L’intérêt général et le sens moderne de l’action des responsables politiques imposent aujourd’hui le développement de ces partenariats publics-privés d’un nouveau type !  Osons dire que les enjeux sociaux, culturels, éducatifs le valent bien et que les affronter de façon ambitieuse passe nécessairement par la prise en compte de cette évolution des mentalités !
Osons dire également qu’aujourd’hui, pour relever les défis sociaux, culturels, éducatifs, il est temps que responsables politiques et acteurs associatifs mettent en commun leurs forces et leurs idéaux ! Cela passera par de nouveaux modes de partenariats basés sur des objectifs à déterminer par les élus et sur une certaine liberté donnée aux acteurs associatifs quant aux moyens à mettre en œuvre pour réaliser ces objectifs.  Et par des moyens à accorder à ces acteurs, à la hauteur de l’importance de leur action à caractère publique.
Ce nouveau défi, éminemment moderne, est sous-jacent à « la charte associative » votée en 2009 dans les parlements et en passe d’être opérationnalisée par un accord de coopération entre les exécutifs de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Communauté française, Région Wallonne et de la Commission Communautaire Française.
Et l’on ne peut sous-estimer l’importance de la déclinaison de cette charte à l’échelle locale, là où l’on mesure au plus près les besoins inhérents au bien-être individuel et collectif !  Un certain nombre de conseils communaux ont déjà adopté les principes de cette Charte associative : il reste à en multiplier le nombre et à faire en sorte que ces principes soient transformés en actions volontaristes à court, moyen et long termes !

Aucun commentaire: