Le
Parlement wallon a adopté en séance plénière un projet de décret qui instaure
le concept de «
résidence-service sociale ». La notion de « résidence-service »
est déjà connue : elles offrent à des personnes âgées la possibilité de passer
leurs vieux jours dans un logement individuel et de bénéficier d'un certain
nombre de services permettant de mener une vie autonome. On recense déjà à ce
jour quelque 1.810 logements en résidence-services relevant du secteur public,
associatif ou privé. Ce type d'accueil implique évidemment un coût
important pour les personnes ou ménages concernés. Le gouvernement wallon a
réservé une enveloppe de 24 millions d'euros pour la création de 933 nouveaux
logements de ce type.
Le décret
apporte à ce secteur d'activité une dimension sociale accrue, en rendant le
loyer plus accessible aux personnes à revenus modestes. C'est ici qu'intervient
la notion de résidence-services sociales. 7 projets ont été retenus pour un
total de 60 logements, le subside pour chacun d'entre eux étant évalué à 12.500
EUR.
Ces résidences-services sociales devront être gérées par le secteur public ou associatif et établies sur le site d'une maison de repos existante.
Cette condition permet de diminuer
les charges liées à la permanence 24 sur 24. Il s'agit ici d'efficience
puisque, après l'investissement en termes d'infrastructures, le deuxième coût
auquel il faut faire face est bien évidemment celui de l'emploi, du coût humain.
J' estime néanmoins discriminatoire l'idée de réserver la
priorité d'accès à ces logements aux personnes âgées qui bénéficient déjà
aujourd'hui d'un logement social. Cela ne revient-il pas à dire qu'une fois des personnes admises dans un
logements social, elles ont la garantie de pouvoir bénéficier à vie d'un
logement public ?
Je pense qu'il faut éviter toute discrimination et qu'il
est important de garder une certaine équité dans l'accès à ces
résidences-services.
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